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Comprendre et agir

Au niveau mondial

 

De nos jours, pour assouvir les besoins croissants en biens et en services des sociétés humaines « mondialisées », environ 86% de l’énergie consommée dans le monde est d’origine non-renouvelable (dans l’ordre d’importance et d’utilisation – pétrole, charbon, gaz et uranium).

Au niveau mondial, les énergies renouvelables représentent donc seulement 14% des consommations dont la majorité est représentée par la biomasse (11% – utilisation du bois pour le chauffage, la cuisine…) et le reste par les autres énergies renouvelables (3% – hydraulique, éolien et solaire).

Évolution de la consommation mondiale d’énergie (1860 – 2005)

 

 

Source : Schilling & Al. 1977, IEA, Observatoire de l’Energie, Jancovici (http://www.manicore.com)

 

Cette consommation d’énergie et de ressources ne se fait pas de manière équitable dans le monde. Ramenée à la consommation d’énergie par habitant, les différences d’un Etat à l’autre sont criantes.

Les pays les plus « riches » membres de l’OCDE consomment à eux-seuls plus de 75 % de l’énergie.

 

 

Au niveau français

 

La consommation finale d’énergie en France est d’environ 155,6 Mtep (millions de tonnes éq. pétrole).

Après avoir avoir constamment augmentée depuis 1985, puis connue une légère baisse en 2009, la consommation finale d’énergie française est stable depuis 2010.

Quelles énergies consommons-nous ?

  • produits pétroliers (transport, chauffage, industries pétrochimie, engrais …) pour 43%
  • électricité (chauffage, habitat, industrie, …) pour 24%
  • gaz naturel (chauffage, industrie, habitat …) pour 20%
  • énergies renouvelables (bois, solaire…) pour 9%
  • charbon pour 4%

 

Pour quels usages ?

 

En 2011, l’énergie était consommée en France par :

  • les ménages (résidentiel) et le secteur tertiaire (commerces, bureaux…) : 44 %
  • le secteur des transports : 32 %
  • l’industrie : 21%
  • le secteur agricole : 3 %

 

 

 

L’exception « énergétique » française 

 

En France, de 75% à 80% (variable selon les années) de notre électricité est d’origine nucléaire.

Pour cela, 58 réacteurs répartis dans 19 centrales sont en fonctionnement sur l’ensemble du territoire.

La carte des installations nucléaires en France

 

L’énergie libérée par la combustion nucléaire de 7 grammes d’uranium équivaut à la combustion denviron une tonne de charbon.
En France, la production d’1 kilowattheure (1 KWh) d’électricité génère l’émission d’environ 150 grammes de CO2. C’est 3 fois moins que la moyenne européenne (450g de CO2 / KWh) où le charbon et le gaz dominent les mix énergétiques pour la production d’électricité.

Ainsi, en France, une heure de chauffage électrique (1 kWh) émet autant de CO2 qu’1 kilomètre en voiture.

Évitant l’émission massive de gaz à effet de serre pour la production d’électricité (dont la majorité dans le monde reste fabriquée à partir de charbon), la production d’électricité nucléaire, choix majoritairement adopté par la France dans les années 1970, règle une partie des problèmes liés aux énergies fossiles tout en générant d’autres enjeux :

  • la dépendance à une source d’énergie (l’uranium), non renouvelable et donc limitée (de 50 ans à 70 ans d’approvisionnement au coût actuel et selon les réserves prouvées et conventionnelles – Commissariat à l’Energie Atomique)

 

  • la production de déchets radioactifs « 1 kg de déchets nucléaires par français et par an » –  dont le devenir, pour les 1 % les plus dangereux (1000 tonnes par an en France et plusieurs milliers voir millions d’années d’émissions radioactives) est d’être enfouis à 400 mètres sous terre (dans la Meuse), faute de solutions de retraitement.

 

Plus d’un million de mètres cube de déchets nucléaires étaient stockés en France à la fin de l’année 2007, selon un rapport publié le 30 juin par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Un chiffre qui devrait doubler d’ici à 2030 pour atteindre 2,25 millions de m3.

En savoir plus : http://www.eclaircie.biz

 

 

  • l’émission de grosses quantités de chaleur (70% de l’énergie dégagée lors de la fission de l’uranium) évacuées dans les cours d’eau, océans adjacents aux centrales ou dans l’atmosphère pour leur refroidissement

 

  • une technologie permettant une production constante toute l’année « en base » mais n’étant pas adaptée aux pics de consommations observés l’hiver (dus au chauffage électrique qui équipe 1/3 des logements français et 80 % des logements neufs !).

 

Ces hausses brutales de la demande hivernale en électricité dues au chauffage obligent à recourir à deux solutions fortement émettrices de gaz à effet de serre :

  1. Allumer les centrales thermiques au fioul : depuis 1990, la part des énergies fossiles dans la production d’électricité française a augmenté de près de 25 % 
  2. Importer de plus en plus d’électricité produite chez nos voisins européens, en  majorité à partir de charbon, de gaz ou de pétrole

 

En savoir plus : http://energie-climat.greenpeace.fr 

 

 

Source : Le Chat sur http://renaudfavier.com/2011/03/14/confusions-nucleaires-something-lost-in-translation

 

Le développement des énergies renouvelables revêt une importance stratégique dans le contexte énergétique actuel. Non seulement il permet de réduire les émissions de GES et participe donc à la lutte contre le changement climatique, mais il contribue également à diminuer le taux de dépendance aux énergies fossiles et fissiles.

La France s’est engagée à d’ici 2020 à respecter le taux de 23% d’énergie d’origine renouvelable dans la consommation finale d’énergie.

En France, les énergies renouvelable sont donc appeler à se développer massivement :

 

Et en Franche-Comté ?

La consommation finale d’énergie (tous usages) en Franche-Comté était de 3,3 Mtep en 2008 soit 2% de l’ensemble de la consommation française.

Quelques chiffres franc-comtois :

Consommation annuelle des secteurs résidentiels (les ménages) et tertiaires (bureaux, hôpitaux, écoles, administration) : 15 960 000 MWh (Millions de Wattheures)

 

Cette consommation a augmenté d’environ 25% en 20 ans (entre 1990 et 2010).

Par secteur d’activité, les consommations d’énergie correspondent à la moyenne française :

  • le résidentiel – tertiaire représente 43% des consommations totales d’énergie (+ 28% depuis 1990)
  • le transport représente 29% des consommations (+ 52% depuis 1990)

 

La consommation moyenne par habitant est légèrement supérieure à la moyenne française (2,8 tep / habitant en Franche-Comté contre 2,6 tep / hab. en France).

Particularité franc-comtoises, le bois énergie représente 9% de la consommation (contre 5% à l’échelle nationale).

 

Production annuelle d’énergie en Franche-comté :

La région Franche-Comté produit de l’énergie, elle représentait en 2008, 15% de la consommation énergétique régionale et 0,4% de l’ensemble de la production française globale.

 

  • La filière bois énergie (hors industrie) génère 3 364 000 MWh

 

 

  • La production annuelle du barrage de Vouglans est d’environ 180 000 MWh / an

 

Source : franche-comte.wifeo.com

 

 

  • Le parc du Lomont et ses 15 éoliennes ont une production annuelle estimée à 52 000 MWh

 

Source : Syndicat intercommunal du Pays du Lomont sur www.gaia-energies.org 

 

 

  • Les 4500 toitures et centrales photovoltaïques en service auront en 2011 produit environ 19 000 MWh

 

Source : http://www.constructeurdemaison.net/

 

 

  • Les 46 700 m2 de capteurs solaires thermiques produisent annuellement 11 000 MWh

 

Source : http://www.ipc-energies.com

 

 

L’énergie produite en Franche-Comté est à 85% d’origine renouvelable (bois énergie et hydroélectricité).