Ressources documentaires

Comprendre et agir

Malgré les polémiques sur les termes  de réserves « estimées », « prouvées » ou « conventionnelles », l’épuisement des réserves d’énergies fossiles est aujourd’hui reconnu, tant par les scientifiques, les pays producteurs que par les industriels, à quelques nuances chronologiques près.

 

 

Les ressources ou réserves énergétiques mondiales – conventionnelles et prouvées – d’énergies non renouvelables (fossiles et uranium) sont estimées à environ 85 ans au rythme des productions actuelles. Cette durée moyenne est très variable selon le type d’énergie.

 

Estimation des réserves mondiales « conventionnelles » d’énergie

Ces chiffres (en années de consommation restantes) sont donnés :

  • au rythme actuel des consommations (qui continue d’augmenter à raison de 3% par an environ)

  • et à un coût économiquement acceptable ( comparable à celui que l’on paie aujourd’hui) 

 

 

          Pétrole : 47 ans

 

 

 

          Gaz naturel : 64 ans

 

 

         

         

        Charbon : 156 ans

 

 

         

          

         Uranium : 50 – 80 ans

 

 

Réserves minières d’uranium prouvées. Ne tiennent pas compte des réserves secondaires (stocks civils et militaires, uranium appauvri,…) et des réserves minières d’uranium « supposées mais non connues ».


En savoir plus sur les ressources énergétiques

Quelles réserves d’énergie ? http://www.cea.fr

 

On désigne comme « conventionnelle » une ressource que l’on peut extraire selon les moyens technologiques actuels et à un coût économiquement acceptable.

Parmi les ressources non conventionnelles, nous trouvons :

  • les pétroles non conventionnels : ressources en offshore profond (plus de 3000 mètres), en conditions polaires, huiles extra-lourdes, sables asphaltiques, schistes bitumineux estimées à environ 105 ans de production.

 

  • les gaz non conventionnels : gaz associé au gisement de pétrole, gaz de charbon (le grisou), gaz de schistes, hydrates de méthane (prisonniers des glaces ou des sols gelés)

 

  • pour l’uranium, on parle de réserves « prouvées » qui ne tiennent pas compte des réserves dites « secondaires » (stocks civils et militaires, uranium appauvri…) estimées, si on ajoute les 2 types de réserves à environ 105 ans de production.

 

Ces réserves « non conventionnelles » représentent des stocks très importants de pétrole et de gaz encore non exploités.

20% des ressources pétrolières mondiales dormiraient sous les glaces du pôle Nord, selon la dernière étude de l’US Geological Survey.

Les réserves mondiales de gaz de schiste représenteraient plus de 4 fois les réserves de gaz conventionnels selon l’Agence internationale de l’énergie.

Concernant la répartition de ces réserves mondiales d’énergie, nous vous invitons à découvrir une infographie très pédagogique réalisée par le site Éclairage Public qui donne un aperçu des réserves de pétrole, charbon, gaz et uranium actuelles :

http://www.eclairagepublic.net/wp-content/uploads/2010/09/reserves_energetiques.pngSource : http://www.eclairagepublic.net/les-reserves-energetiques-mondiales/