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Comprendre et agir

Lorsqu’on évoque les enjeux liés aux consommations d’énergie, on pense essentiellement aux conséquences climatiques planétaires en oubliant les pollutions les plus directes et bien souvent les plus nocives.     

 
De la production à la consommation d’énergie, de la source au consommateur, chaque étape de pompage, d’acheminement et d’utilisation de l’énergie génère des pollutions sur l’ensemble des milieux naturels : pollutions aquatiques (forages, transport du pétrole et du gaz, rejet d’hydrocarbures…), pollutions atmosphériques (combustion des énergies fossiles essentiellement), pollution des sols…

Source : http://belkhamsa.over-blog.com/photo-1319289-economie-d-energie_jpg.html

 

La pollution atmosphérique résulte principalement des gaz et particules rejetées dans l’air par les véhicules à moteur, les installations de chauffage, les centrales thermiques de production d’électricité et les installations industrielles : dioxydes de carbone, de soufre et d’azote, poussières, particules radioactives, ozone, benzène, formaldéhyde, produits chimiques (dont certains engrais et pesticides)…

On distingue deux types de sources :

  • anthropiques, par exemple : émissions des poêles et chaudières (chauffage domestique, notamment le chauffage au bois, et le chauffage industriel), moteurs (trafic routier, maritime et aérien), usines (industries des produits chimiques et pharmaceutiques, des peintures et des enduits, usines d’incinération…), agriculture…

 

  • naturelles, par exemple : volcanisme, érosion éolienne, émissions naturelles de méthane (marécages).

 

Quelles conséquences sanitaires ?

 

 En savoir plus :

les impacts sanitaires des différents polluants atmosphériques

les études épidémiologiques menées sur la pollution atmosphérique


 
A court terme, lors des épisodes de pollution

Les polluants peuvent provoquer une réaction inflammatoire au niveau des muqueuses respiratoires et favoriser les symptômes des problèmes respiratoires préexistants. Chez l’asthmatique, ils peuvent favoriser sa réaction allergique (aux allergènes auxquels il est déjà sensibilisé) et les manifestations d’hyperréactivité bronchique non spécifiques, provoquées en particulier par l’ozone. Les symptômes ressentis pourront alors se traduire par des rhinites, de la toux, voire une crise d’asthme.

A long terme,

La pollution chronique favorise la poursuite et/ou l’accroissement de l’inflammation des bronches. Des études réalisées aux Etats-Unis montrent un excès de mortalité cardio-respiratoire et par cancer pulmonaire dans les villes les plus polluées par rapport aux moins polluées.

Pourquoi la pollution atmosphérique représente-t-elle toujours un problème de santé publique  ?

En France, chez de nombreuses personnes, la sensibilité bronchique s’est accrue progressivement depuis une vingtaine d’années :

  • 30 % de la population présente une allergie respiratoire (rhinite allergique), certaines personnes présentent une sensibilité bronchique accrue, voire une hyperréactivité bronchique

 

  • 2 millions de personnes souffrent d’asthme

 

  • 10 à 14 % des jeunes de 20 à 24 ans ont déjà fait au moins une crise d’asthme dans leur vie

 

  • 50 000 personnes sont atteintes d’une insuffisance respiratoire grave . Les enfants sont particulièrement sensibles aux irritants car leur appareil respiratoire est immature : après la naissance, le nombre d’alvéoles continue à se multiplier jusqu’à l’âge de trois ans et l’appareil respiratoire poursuit son développement en termes de croissance et de maturation jusqu’à l’âge de huit ans.