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Comprendre et agir

Consommation et achats quotidiens

 

«Quand je pense qu’il suffirait que les gens n’achètent plus de cochonneries pour que ça ne se vende plus ! »  Coluche

 

En 2010, 54% des produits manufacturés consommés en France provenaient de l’étranger (INSEE).

Ils arrivent en porte-conteneurs traversant la planète et fonctionnant au fioul puis en semi-remorques en provenance de toute l’Europe et fonctionnant … au diesel.

http://www.marsactu.fr

Quelques chiffres sur le transport maritime :

 

  • Les 15 plus gros porte-conteneurs du monde polluent autant que l’ensemble du parc automobile mondial (soit environ 1 milliards de voitures).
  • Leur consommation est d’environ 200 tonnes de fuel par jour (mazout peu raffiné, riche en rejets toxiques type soufre)
  • Les bateaux de transport utilisent un carburant de basse qualité qui contient environ 2000 fois plus de soufre que le diesel utilisé dans les voitures européenne et américaines
  • Il faut plus de 10.000 tonnes de carburant pour faire un aller-retour entre l’Asie et l’Europe (soit une facture d’environ 2.5 millions de dollars par voyage )
  • Le transport maritime est responsable de 18 à 30% de la pollution mondiale par oxyde d’azote et de 9% de la pollution par oxyde de soufre.
  • La pollution des 90 000 bateaux de commerce à travers le monde (cargos, pétroliers et bateaux de croisière) est responsable de 60 000 morts chaque année, et entraîne des coûts de santé de 330 milliards de dollars

 

Plus d’infos sur le transport maritime

 

 

http://www.courrier-picard.fr

Quelques chiffres sur le transport routier :

 

En France, environ 80 % des marchandises circulent par la route (12% par le rail), avec des conséquences de plus en plus criantes sur l’environnement.

Globalement, en France, le transport c’est 34% des émissions de CO2.

La consommation énergétique des transports a pratiquement doublé de volume entre 1973 et 2006 (+96%) et a augmenté d’environ 20% depuis 1990.

 Plus d’infos sur les impacts des transports routiers

 

Moins consommer pour mieux consommer


Chaque jour, nous sommes des millions à voter. Pour un type de production ou pour un autre. Pour un modèle d’agriculture respectueux de l’humain, des animaux et de leur environnement, ou pour une agriculture productiviste, intensive, polluante …

 

  • Penser ses actes de consommation : réfléchir, s’informer, discerner, essayer de comprendre ce qui se cache dans l’envers du décor et acheter en connaissance de cause.

 

  • Acheter doit redevenir un acte conscient
    A terme, le consommateur exigera de connaître la structure des prix, la marge réelle du distributeur et les salaires et charges sociales incluse dans le prix de chaque produit qu’il achète.

 

  • Préparer avec soin et à l’avance sa liste de courses, tâcher de planifier les repas de la semaine et s’y tenir malgré les envies créées de toutes pièces par les sollicitations publicitaires

 

  • Au supermarché, vérifier les dates de péremption sur les emballages et évaluer les quantités nécessaires

 

  • Avant d’acheter un produit, se demander si on a réellement besoin et évitez de faire vos courses, notamment l’alimentation, avant d ‘avoir manger, l’appétit fait parfois acheter des produits inutiles

 

En savoir plus : http://www.econova.org

 

  •  Évitez le gaspillage !!!

 

En France, le gaspillage alimentaire  représente environ 20 kg de déchets par personne et par an – 7 kg d’aliments non consommés  et encore emballés et 13 kg de restes de repas et autres denrées fraîches abimées (en savoir plus)

25% de la nourriture produite à l’échelle internationale est aujourd’hui jeté sans être consommée et dans le même temps plus d’un milliard de personnes souffrent de sous-alimentation (lien de cause à effet ?).

http://www.zegreenweb.com

 

  • Évitez de consommer des produits provenant d’espèces menacées et/ou de ressources surexploitées (poisson notamment)

 

Quel poisson consommer ? un éclairage par Greenpeace

 

Consommer selon les saisons et le mode de production

 

Les fruits et légumes

http://askolenblog.canalblog.com

 

  • Je privilégie les produits biologiques (labellisé AB ou label bio européen) et locaux

 

L’agriculture bio consomme 30 % d’énergie en moins, avec moins d’eau et pas de pesticides selon une étude de la Cornell University de New York, qui a examiné pendant 22 ans les deux modes de culture pour le mais et le soja.

En savoir plus : http://www.intelligenceverte.org

 

Produire un kilogramme d’engrais nécessite de brûler 1,5 litre de fioul

En savoir plus : http://www.goodplanet.info

 

  • Acheter local et de saison ! c’est limiter les émissions de gaz à effet de serre, retrouver le goût d’aliments fraîchement cueillis en pleine maturité, découvrir les personnes qui les produisent et encourager leur travail en leur en donnant…

 

Un fruit importé hors saison par avion consomme pour son transport 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement et acheté en saison.

1 kg de fraises d’hiver peut nécessiter l’équivalent de 5 litres de gasoil pour arriver dans notre assiette.

« Manger au mois de mars 1 kg de fraises provenant d’Israël et transportées par avion revient à consommer 4,9 l de pétrole tandis que déguster le même poids de fraises en été et produites localement consomme 0,2 litres. »

Un peu plus de 50 % de la consommation française de fruits et légumes est importée.

En savoir plus : http://www.quechoisir.org/

Un calendrier des fruits et légumes de saison à imprimer

 

Les viandes

 

 

Quelques chiffres sur la production de viande

 

L’élevage représente 18 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre – un bovin émet en moyenne 100 litres de méthane par jour.

La production d’un kg de veau rejette environ la même quantité de GES qu’un trajet automobile de 220 Km (1 kg d’agneau de lait ↔ 180 Km / 1 kg de bœuf ↔ 70 km / 1 kg de porc ↔ 30 Km).

Pour produire un kilo de viande de bœuf, il faut :

  • 7 kg de soja ou de maïs (2 kg de céréales pour produire 1 kg de volaille)
  • 36 kilos de fourrage
  • 16.000 litres d’eau

 

En savoir plus : des GES dans mon assiette

 

  • 2 viandes par jour, c’est une de trop ! Consommer moins de viandes, dont la production et l’acheminement pèse lourd en GES. Essayer de renoncer à la viande un jour par semaine puis réduisez petit à petit…

 

  • Préférer les viandes blanches aux viandes rouges

 

  • Éviter d’acheter de la viande surgelée (type steaks hachés avec hormones et antibiotiques vendus par paquet de 50…) en provenance de grands groupes industriels

 

  • Privilégier les viandes blanches (volaille) aux viandes rouges – la volaille n’émet pas de méthane et  nécessite beaucoup moins d’énergie pour être élevée

 

  • Profitez-en pour vous faire plaisir en favorisant la qualité. Plutôt que d’acheter beaucoup de viande de basse qualité, offrez-vous de temps en temps, un bon steak issu d’un animal nourri à l’herbe élevé par un paysan de votre région et vendu par le boucher du coin.

 

Dans un magasin, privilégiez dans vos achats :

 

  • les produits avec le moins d’emballage possible

 


  • les produits conçus pour être recyclés, repris ou réutilisés : consignes, écorecharges, verres à moutarde…

 

  • les produits fabriqués en matières naturelles, dont la fabrication et l’exploitation requièrent moins d’énergie et génèrent moins de produits toxiques : bois, verre, laine vierge … Attention à ce que le produit n’utilise pas de matières naturelles dont l’exploitation lèse gravement l’environnement (bois exotiques )

 

  • les produits sans huile de palme dont la production est responsable de la déforestation d’une grande partie de l’île indonésienne de Sumatra.  Elle est pourtant utilisée par de nombreux industriels car peu chère…

 

  • les produits dont la durée de vie est la plus longue. Leur impact écologique est bien moins lourd que celui des produits jetables (rasoirs, gobelets, etc.) qui génèrent beaucoup de déchets

 

  • les produits fabriqués localement : vous éviterez ainsi les nuisances dues à leur transport et vous contribuerez au tissu économique de votre territoire

 

  • les produits pour lesquels vous n’avez pas vu de publicité (télé, radio, médias écrits)

 

En savoir plus : http://www.futura-sciences.com

 

 

 

J’évite au maximum d’acheter du neuf

 

http://www.cg66.fr

 

Je teste la récupération (Ressourceries, Système d’Échange Local…) pour apaiser mon portefeuille et éviter de consommer un produit neuf alors que d’autres sont en parfait état.

Trouver une ressourcerie à côté de chez moi…

Découvrir les systèmes d’échanges locaux

 

 

L’eau du robinet


Sauf avis contraire des autorités sanitaires, la consommation d’eau du robinet  évite la production de déchets plastiques supplémentaires et la dépense énergétique liée au transport des bouteilles.

L’eau du robinet coûte 200 à 300 fois moins chère que l’eau en bouteille

Pour en savoir plus: http://www.consoglobe

 

La France est le premier producteur mondial d’eau en bouteille et les français sont de très gros consommateurs avec 200 litres par personne et par an, représentant un marché d’environ 10 milliards de bouteilles d’eau en plastique.

Une moitié seulement est recyclée et le reste se trouve enfouie sous terre, sachant qu’elle met 600 ans pour se désagréger

Pour en savoir plus : http://www.bilan-carbone-leblog.com

 

 

http://blogantipub.files.wordpress.com

 

http://www.monagraphic.com

 

 

 Je recycle et économise les consommables

 

  • J’économise le papier en limitant mes impressions et en privilégiant le recto verso. Je peux également réutiliser comme brouillon mes documents imprimés en recto.

 

  • Je  recycle les cartouches d’encre de mon imprimante personnelle

 

  • Je peux faire bénéficier mon vieux matériel informatique à des associations ou le porter en ressourcerie pour qu’il soit remis en état et qu’il bénéficie à d’autres utilisateurs

 

  • Je privilégie l’achat de fournitures de bureau en matériaux recyclés

 

  • Je privilégie l’achat d’aliments peu emballés et sans plastiques

 

  • Je supprime peu à peu les lingettes à usage unique et les essuies tout

 

  • Pour la vaisselle à la main, j’utilise un nettoyant écolabellisé

 

  • Je porte mes anciens produits ménagers en déchetterie.

 

Je privilégie les produits respectueux de l’environnement

 

  • Préférez les lessives concentrées à base d’agents lavants d’origine végétale voire éco-labellisées. Utiliser strictement les quantités indiquées

 

  • Je choisi si possible du papier hygiénique recyclé

 

  • Le vinaigre blanc permet d’éliminer les dépôts de calcaire et le bicarbonate, les traces de moisissures sur les rideaux de douche, les joints… pas besoin de produits

 

  • Pour les soins corporels, je privilégie les produits simples à base de plante et reste attentif(ve) aux éléments de composition (conservateurs, épaississants, colorants, etc.)

 

  • Je préfère le savon, peu emballé et exempt de dérivés pétroliers, au gel douche et ses contenants en plastique

 

http://bulma-bulma.blogspot.com